vendredi 8 mai 2026

Le Courage d’Être Soi

 




" Le plus grand gâchis d’une vie, ce n’est pas l’échec… 

C’est de mourir en ayant passé son existence

 A demander la permission d’exister. "

 

 

Il y a souvent, quelque part au fond de

 Chacun de nous, un type magnifique qui attend.

Pas un héros de cinéma.

Pas un gourou en costume repassé.

Non.

Juste quelqu’un de vrai.

Quelqu’un capable d’aimer, de créer, de rire

Comme un gosse sous la pluie,

De partir sur un coup de tête à l’autre

Bout du monde ou simplement de regarder

 Un coucher de soleil sans penser à ses factures.

 

Mais la plupart du temps, on l’étrangle doucement.

 

À force de doutes.

À force de peur.

À force d’avoir entendu toute notre vie :

« Sois raisonnable »,

« Fais comme les autres »,

« Ne rêve pas trop grand ».

Travaille et travaille

 

Alors on devient prudent.

Terriblement prudent.

On range nos passions dans des tiroirs

 Comme de vieux vêtements qu’on n’ose plus porter.

On étouffe nos envies.

On ravale nos folies.

On apprend à survivre au lieu de vivre.

 

Et c’est triste à crever.

 

Parce qu’au fond, les plus belles choses

 Naissent souvent des gens qui ont osé être un peu fous.

Les types cabossés.

Les femmes qui n’attendaient plus rien

 Et qui ont quand même recommencé à aimer.

Les rêveurs sans diplôme.

Les artistes fauchés.

Les paumés magnifiques qui ont décidé,

Un matin, d’envoyer promener la peur.

 

La confiance en soi, ce n’est pas se croire supérieur.

C’est simplement arrêter de demander la permission d’exister.

 

C’est comprendre qu’on a le droit d’essayer.

Le droit d’échouer.

Le droit d’être maladroit.

Le droit de ne pas entrer dans les cases fabriquées par des gens eux-mêmes malheureux.

 

On passe trop de temps à

Vouloir rassurer les autres.

À jouer des rôles.

À sourire poliment dans des vies

 Qui nous vide de l’intérieur.

 

Puis un jour, le miroir devient brutal.

On voit les années filer.

Les rêves prendre la poussière.

Et cette question qui vous cogne dans le ventre :

« Qu’est-ce que j’ai vraiment fait de moi ? »

 

Alors il faut parfois tout envoyer valser.

Les faux semblants.

Les chaînes invisibles.

Les regards des gens.

 

Et oser.

 

Oser aimer.

Oser créer.

Oser partir.

Oser vivre pauvre mais libre

Plutôt que riche et mort à l’intérieur.

Oser ses passions comme on allume

Une dernière cigarette dans une nuit trop longue.

Oser même ses folies, parce qu’elles sont

 Parfois la seule preuve qu’on est encore vivant.

 

La vérité, c’est qu’une belle vie n’appartient

 Pas aux plus riches, ni aux plus parfaits.

Elle appartient souvent à ceux qui ont eu

 Le courage d’être eux-mêmes malgré leurs failles.

 

Et ça…

Dans un monde qui passe son temps

 A fabriquer des copies,

C’est déjà une forme de grandeur.


 Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Mai  2026