dimanche 31 mai 2026

Osez Le Temps Volé Au Monde

 




" La plus grande richesse n’est pas l’argent que l’on accumule, 

Mais les instants de paix que l’on ose 

Encore s’offrir dans un monde qui 

Nous pousse sans cesse à courir.  "


Ours du Forez




 " On nous apprend à compter les secondes.

 Les minutes, les heures, les jours où les années. 

Mais personne ne nous explique la valeur d'un instant ".


Donato Carrisi



Il y a des gens qui passent leur vie entière

À courir après les heures,

Comme si chaque minute devait être

 Rentable, productive, justifiée.

En bon petit soldat fidèle

A leur entreprise

Formatage comme tu nous tiens

 

Ils remplissent leurs journées de bruit,

De fatigue, d’obligations,

Et finissent parfois par oublier

Qu’ils sont vivants.

 

Pourtant…

Chaque minutes, heures, journées

Défilent à une vitesse et

Seront irrécupérable

Chaque joie est si courte

Un rire autour d’un café,

Les fleurs qui donnent une magie au jardin

Un rayon de soleil sur les sapins du foret

Le chant d’un oiseau au petit matin,

Une main posée sur une autre,

Un chien qui vous suit dans

Un chemin de terre humide,

Le chat endormi sur le fauteuil

Le parfum du bois après la pluie…

Tout cela dure quelques secondes parfois,

Mais cela suffit à rendre une journée plus humaine.

 

Bon sang… vivez l’instant.

Ne laissez pas le travail devenir l’unique

 Horizon de votre existence.

L’argent peut remplir un frigo,

Mais il ne remplacera jamais une soirée paisible,

Une promenade en moyenne montagne,

Une danse improvisée dans une cuisine,

Ou le silence réconfortant

D’un jardin au crépuscule.

Le cri d’une chouette effraie

Sous le ciel étoilé

La lumière de la lune

 

La véritable richesse,

Ce n’est pas ce que l’on possède.

C’est le temps que l’on ose reprendre au monde

Pour respirer enfin un peu.

 

Profiter de la vie,

C’est parfois quelque chose de très simple.

Dessiner sans but.

Lire quelques pages au calme pendant

 Que le vent souffle dehors.

Écouter de la musique qui rappelle une autre époque.

Aimer encore malgré les blessures.

Faire pousser des tomates, du thym ou des roses.

Regarder les insectes vivre leur petite

 Existence dans l’herbe haute.

S’allonger un instant sans culpabilité.

 

Oui… même ne rien faire du tout.

Glander.

Flâner.

Regarder passer les nuages au-dessus

 Des forêts sombres d’Auvergne.

 

Parce que la vie passe à une vitesse brutale.

Et demain peut parfois devenir un enfer sans prévenir.

Une maladie.

Une séparation.

Une fatigue qui vous tombe dessus.

Un monde qui change trop vite.

 

Alors il faut apprendre à voler

 Quelques instants de paix

Avant que le temps ne les reprenne.

 

Les gens pensent souvent qu’ils vivront plus tard.

Mais le “plus tard” est un voleur silencieux.

Il prend les saisons, les visages, les corps, les rêves…

Et un matin, on se réveille en comprenant

Qu’on a passé plus de temps à survivre

Qu’à réellement vivre.

 

Alors prenez soin de vous.

Offrez-vous des respirations.

Des moments inutiles aux yeux du monde,

Mais essentiels pour votre âme.

 

Car au fond,

la sagesse n’est peut-être rien d’autre

Qu’apprendre à savourer les petites joies fragiles

Avant qu’elles ne disparaissent dans le brouillard du temps.

 

 A Méditer les amis

Ce texte n’est pas une ode à la fainéantise,

Ni un encouragement à abandonner toute responsabilité.

Il ne s’agit pas de passer sa vie allongée

 À attendre que les saisons défilent.

 

J’écris simplement ces lignes avec ce que les années m’ont appris.

Avec cette étrange lucidité qui arrive un jour,

Presque brutalement,

Quand on atteint l’âge où l’on regarde

 Davantage derrière soi que devant.

 

Et là, on comprend une chose simple, presque violente :

Putain… que le temps passe vite.

 

Les années que l’on croyait immenses

N’étaient finalement que quelques hivers,

Quelques étés,

Quelques visages autour d’une table.

 

Puis les absents commencent à devenir plus nombreux.

Des amis.

Des proches.

Des gens qu’on pensait revoir “plus tard”.

Certains sont partis discrètement, usés par la vie.

D’autres ont disparu stupidement, brutalement,

Par la folie d’un instant,

La vitesse, le stress,

L’obsession d’être à l’heure dans un

 Monde qui court sans savoir pourquoi.

 

Et quel triste constat…

Des vies entières parfois sacrifiées

Pour quelques minutes gagnées sur une montre.

 

Alors oui, il faut travailler, construire, avancer.

Mais il faut aussi apprendre à ralentir parfois.

Respirer.

Lever les yeux du tableau de bord.

Profiter d’un repas qui dure.

D’un coucher de soleil sur les montagnes du Forez.

D’un fou rire.

D’un silence.

 

Parce qu’au bout du chemin,

Ce ne sont ni les heures supplémentaires

 Ni les agendas remplis

Qui réchauffent le cœur des hommes.

 

Ce sont les souvenirs simples.

Les moments vécus pleinement.

Et les êtres qu’on a aimés avant qu’il ne soit trop tard.


" Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. 

Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, 

Au lieu d'attendre que les autres te portent des fleurs."


  William Shakespeare



Ce n’est pas que nous ayons peu de temps à Vivre

 Mais nous en perdons beaucoup !!!


Sénèque 


 Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Mai  2026