Je me
suis assise un instant
Au bord
de ma vie
J'ai
regardé passer les gens
Qui
l'avaient rempli
Il y
avait des bons, des gentils
Et des
méchants
Vus d'ici
je pouvais les contempler en pensant
Que
certains l'avaient comblé
De
beaucoup de joies
Que
d'autres, en revanche, avaient abusé de moi
Fallait-il,
de ces derniers,
Regretter
leur passage
Sachant
qu'avec eux j'avais fait l'apprentissage
De la
méfiance, du mensonge
Et de la
trahison
Et qu'ils
avaient été une leçon,
Me réveillant
de mes songes
J'étais
assise, sereine et à voir l'ensemble ainsi
Je me rendais compte qu'il ne restait
Que les bons et les gentils
A
regarder dans ma direction
Avec
franchise,
Je ne
voyais plus les visages
De mes
méprises
Je me suis levée et vers la franchise
J'ai tendu les bras
J'ai d'un battement de cil,
Déshumanisé les scélérats
Le regard
droit vers le reste
De mon
chemin
J'ai
pris, pour le reste de la route,
Tous ces amis par la main
Et j'ai
dit
Vient on
part ensemble
Vers
DEMAIN ''
Marie
Buisson, "de l'encre et du papier"
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