dimanche 26 juillet 2026

Je M'éloigne Pour ne Pas me Perdre

 




 Je M'éloigne Pour ne Pas me Perdre

 

" Il est des départs qui ne sont pas des Fuites, 

Mais des rendez-vous avec Soi-Même. "

 

Il fut un temps où je croyais qu'il fallait rester coûte que coûte. Supporter les mots qui blessent, les regards qui jugent, les silences qui excluent. Je pensais qu'il fallait apprendre à encaisser, à faire semblant, à attendre que les tempêtes passent.

 

Aujourd'hui, j'ai compris autre chose.

 

Je m'éloigne lorsque l'endroit où je suis ne fait plus vibrer mon cœur. Lorsque l'air devient trop lourd pour respirer sereinement, lorsque mes pas ne trouvent plus leur place, lorsque mon âme se sent étrangère parmi les vivants.

 

Je m'efface doucement lorsque je sens que je suis devenu de trop. Lorsque les gestes n'ont plus la chaleur de la sincérité, lorsque l'affection devient un effort, lorsque l'on ne me regarde plus vraiment.

 

Je pars des endroits où l'irrespect est devenu une habitude, où les êtres humains passent plus de temps à se déchirer qu'à se tendre la main, où l'on préfère rabaisser plutôt que relever, où les paroles sont des armes et non des refuges.

 

Je ne m'attarde jamais là où un simple « je t'aime » paraît ridicule, là où l'on oublie que la tendresse est une force immense. Je fuis les lieux où les cœurs se ferment comme des maisons abandonnées, où les âmes refusent de se rencontrer, où chacun construit des murs au lieu de planter des jardins.

 

Je m'éloigne aussi des faux-semblants. De ces endroits où les sourires sonnent creux, où tout paraît parfait en façade tandis que les émotions s'écroulent dans le silence.

 

Je refuse les lieux qui mettent du désordre dans mon équilibre intérieur. Ceux qui brouillent ma paix, qui nourrissent mes doutes, qui volent peu à peu la lumière que j'essaie de préserver.

 

Je ne laisse plus personne piétiner mes fragilités avec des chaussures couvertes de boue. Mes blessures ne sont pas des faiblesses ; elles racontent simplement les chemins que j'ai traversés. Elles méritent la délicatesse, jamais le mépris.

 

Et puis il y a mes silences.

 

Longtemps, on les a pris pour de la distance, de l'indifférence ou de l'orgueil. Pourtant, mes silences ne crient contre personne. Ils sont simplement ces instants où mon cœur reprend son souffle, où mon âme répare discrètement ce que le bruit du monde a fissuré.

 

Je n'ai plus envie de convaincre ceux qui ne veulent pas comprendre. Je n'ai plus envie de lutter pour avoir une place là où l'on ne voit pas ma valeur.

 

À mesure que les années passent, je découvre que la paix intérieure est un bien précieux. Elle ne se marchande pas. Elle se protège.

 

Alors je choisis les lieux où les regards réchauffent plus qu'ils ne jugent. Les personnes qui savent écouter sans interrompre. Celles qui respectent les absences autant que les présences. Celles auprès desquelles on peut déposer son cœur sans craindre qu'il soit abîmé.

 

Parce qu'au fond, s'éloigner n'est pas renoncer aux autres.

 

C'est parfois la plus belle façon de rester fidèle à soi-même.

 

Et il suffit parfois d'une seule âme bienveillante, d'une seule main tendue, d'un seul sourire sincère pour nous rappeler que le monde n'est pas seulement fait de bruit et de blessures. Il existe encore des refuges où l'on peut respirer, aimer, espérer… et recommencer à croire en l'humain.

 

" La plus belle des libertés n'est pas de partir. 

C'est de savoir où notre cœur peut enfin

 Rester sans avoir besoin de se protéger. "



 Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

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Juillet 2026