DJ un
jour, DJ toujours…
Des deux
vieux tourne-disques à l’émotion d’un Dancefloor
" La Musique ne demande pas qui nous Sommes.
Elle nous demande simplement de Ressentir. "
Il y a
des passions qui commencent presque par hasard.
La mienne
a commencé à 14 ans, avec deux vieux tourne-disques, quelques 45 tours achetés
avec mon argent de poche et les fameux petits spots de l'époque. ( Année 1974 )
C'était
la préhistoire de la sono…
Et
pourtant, pour moi, c'était magique.
Il n'y
avait pas d'ordinateur, pas de logiciel, pas de synchronisation automatique,
pas de milliers de morceaux dans une clé USB.
Il
fallait faire avec ce que l'on avait.
Deux vieux tourne disques
Quelques disques.
Et
surtout… l'envie de faire danser les copains.
Je
faisais mes petites boums comme beaucoup de jeunes de cette époque.
Sans savoir évidemment que ces quelques 45 tours allaient être
Les premières notes
d'une histoire qui allait durer toute une vie.
Et sourire je possède encore ces disques
Puis beaucoup tard il y eut la discothèque
Où je sortais avec la très sublime nièce du patron.
Tina ou Christina Tu vois si tu lis ce blog
Tu est toujours un beau souvenir pour moi
J'aimais aussi l'ambiance des discothèques
Et un jour, un accident du DJ.
Une place
s'est libérée.
Il fallait très vite un remplaçant
Sauvez la soirée 2H Maxi
A l'époque, et oui pas de internet sourire
De Page Allo Dj
J'ai donc pris les platines.
Sous le conseil de Tina
Qui savait que je mixais chez moi
Et là quelque part, ma vie a changé.
Parfois, les plus belles histoires commencent par un imprévu.
De la «
préhistoire » de la sono aux machines d'aujourd'hui
J'ai connu les Power Acoustics, les platines vinyles,
les Technics, les caisses de
disques, les câbles à n'en plus finir…
J'ai connu une époque où transporter une discothèque
Dans un camion n'était pas une
image.
Des enceinte des caissons de amplis
Très lourds imposant
C'était
réellement le cas !
Aujourd'hui,
un ordinateur ou une clé USB peut contenir une quantité de musique qui aurait
demandé autrefois des centaines de caisses.
Les
logiciels comme Serato ou Rekordbox sont capables de faire des choses qui
auraient semblé relever de la science-fiction lorsque j'ai commencé.
Les
contrôleurs les platines Cdj 3000 modernes sont extraordinaires.
Et les
grands DJ professionnels d'aujourd'hui sont de véritables artistes.
Il ne
faut surtout pas les sous-estimer.
Derrière
quelques minutes passées devant une foule, il y a souvent des heures et des
heures de préparation, de travail, de recherche musicale, de répétitions.
Et pour
les plus grands, il y a aussi les voyages à travers le monde, les avions, Les
hôtels, les décalages horaires, les nuits courtes, les festivals et cette Capacité à reproduire leur énergie devant des publics différents aux quatre
coins de la planète.
Total Respect.
Vraiment.
Mais il y
a quelque chose qui me fait sourire.
Parce que
les machines sont aujourd'hui 10 000 fois plus puissantes…
et
parfois, nous sommes encore loin de les maîtriser à 100 % !
Moi le
premier.
Je dirais même que certains jours,
Je dois être à 30 % de leurs possibilités.
Mais bon…
Il faut travailler et retravailler pour Apprendre.
A oui l'idéal est de parlez l'Anglais
Vu que aucune notice en Français
Merci Denon
Alors je
travaille.
À mon
rythme.
Mais
autrefois, il y avait quelque chose de différent…
Le matériel était beaucoup plus compliqué à transporter
Et certainement beaucoup
moins performant.
Mais le public…
Le public était formidablement simple.
Il venait pour danser.
Pour
écouter de la musique.
s'amuser.
Pour retrouver les copains.
Pour boire un verre.
Pour rencontrer quelqu'un.
Parfois pour tomber amoureux.
Parfois
juste pour une nuit.
Un mariage.
Un anniversaire.
Une soirée privée de cinquante personnes.
Ou un bal de plusieurs milliers de personnes.
Et
finalement, le nombre importait peu.
Ce qui comptait, c'était l'ambiance.
On pouvait rater un enchaînement.
Faire une petite erreur.
Le morceau pouvait ne pas être parfaitement calé.
Et franchement…
Les gens
s'en fichaient !
le secret le bon disque au bon moment
Sentir son public
Ils dansaient.
Ils riaient.
Ils
parlaient.
Ils draguaient
Ils se rencontraient.
Ils
vivaient leur soirée.
Le DJ était là pour accompagner la fête.
Pas
forcément pour devenir la vedette de la soirée.
Le DJ est devenu un spectacle
Aujourd'hui, les choses ont changé.
Le DJ est
parfois devenu lui-même une partie du spectacle.
Il faut savoir mixer, évidemment.
Mais aussi savoir se présenter.
Communiquer.
Bouger.
Regarder son public.
Créer une présence.
Et même parfois savoir utiliser son image.
Les
réseaux sociaux ont aussi changé la donne.
Autrefois, on pouvait rater un enchaînement et
Cinq minutes plus tard, tout le monde avait
oublié.
Aujourd'hui, une petite erreur peut être filmée
Avec un téléphone et se retrouver sur les
Réseaux quelques heures plus tard.
( Putain de tél d'ailleurs au lieu de
Profiter du moment des émotions
Putain de con, d'époque
Ou son compte Insta
Est plus important
Que de profiter de la soirée )
Et là…
Les commentaires arrivent.
Les moqueries.
Les critiques.
Parfois la méchanceté gratuite.
C'est un peu triste.
Parce que derrière les platines,
Il y a toujours un être humain.
Et même les meilleurs peuvent se tromper.
Le matériel ne remplacera jamais l'émotion
Je
regarde parfois certains DJ actuels.
Des jeunes femmes.
Des jeunes hommes.
Des artistes extraordinaires
Certains
me fascinent.
Ils travaillent énormément et possèdent
Une maîtrise technique impressionnante.
Mais je reste persuadé d'une chose :
La
technique ne suffit pas.
Un DJ peut avoir le meilleur matériel du monde.
Le meilleur ordinateur.
Le
meilleur logiciel.
Les meilleurs effets.
Les
meilleures machines.
S'il ne transmet rien…
Il manque
quelque chose.
Parce que la musique, même de l'électro
Au contraire même
Avant d'être une technique,
c'est une Emotion.
Un regard.
Un sourire.
Un geste.
Un « bonsoir » au public.
Une main
levée.
Une danse
Un moment où le DJ quitte quelques secondes ses écrans
Pour regarder réellement ceux qui
sont devant lui.
Et je
crois que c'est important.
Parce que
même dans une immense soirée électro, avec des milliers de Personnes, chacun
reste un être humain qui est venu chercher quelque chose.
Et puis
il y a le public…
C'est peut-être ce que je retiens le plus de toutes ces années.
Ou plus récemment des retransmission des concerts
Les visages.
Les sourires.
Les couples.
Les groupes d'amis.
Les jeunes filles.
Les
jeunes garçons.
Et parfois…
les larmes.
Des
larmes de joie.
L'EMOTION
Des
larmes provoquées par une chanson qui rappelle quelqu'un.
Un souvenir.
Une rencontre.
Un amour.
Une personne disparue.
Une
période de leur vie.
Et là,
derrière les platines, on comprend quelque chose.
On
comprend que l'on ne joue pas simplement des morceaux.
On touche
parfois à quelque chose de beaucoup plus profond.
On touche
à la mémoire des gens.
Une
chanson peut faire rire.
Elle peut
faire danser.
Elle peut
rapprocher deux personnes.
Elle peut
réconforter.
Elle peut
faire pleurer.
Elle peut
rappeler vingt ans de notre vie en trois minutes.
Et ça…
Aucun
logiciel ne pourra jamais le remplacer.
Sur un dancefloor, les différences s'effacent
Et puis
il y a quelque chose de magnifique dans .
Pendant quelques heures…
Les
différences deviennent beaucoup moins importantes.
On ne
demande pas à celui qui danse à côté de nous d'où il vient.
On ne
demande pas quelle est sa religion.
Sa
couleur de peau.
Son
métier.
Son
compte en banque.
Ses
opinions.
Ses
problèmes.
On danse.
Tout
simplement.
Un jeune
et un moins jeune.
Un
inconnu avec une inconnue.
Des gens
qui ne se seraient peut-être jamais parlé ailleurs.
Et pourtant, pendant quelques heures,
Ils partagent exactement la même chose.
La
musique.
La haine
n'a plus beaucoup de place.
Le
racisme non plus.
Les
barrières sociales s'effacent.
Les
différences s'oublient.
Il reste
des sourires.
Des
regards.
Des mains
qui se lèvent.
Des corps
qui bougent au même rythme.
De
l'émotion.
De la
joie.
De
l'humanité.
Et
peut-être que c'est pour cela que la musique est si importante.
Parce qu'elle possède cette incroyable capacité à
Nous rapprocher sans nous demander
la permission.
Ceux qui
étaient derrière moi
Avec le
temps, je n'ai pas oublié ceux qui ont partagé cette aventure.
Mes
anciens monteurs.
Mes
assistants.
Mes
équipes.
Les
techniciens.
Les
copains de route.
Tous ceux
qui travaillaient pendant que le public ne voyait que le spectacle.
Et puis Betty, ma chanteuse, avec qui j'ai eu le plaisir
de travailler sur certaines
prestations.
Idem si il t'arrivait de lire ces lignes
Je ne t'oublie pas non plus
À tous
ceux-là, j'adresse aujourd'hui une pensée.
Parce
qu'un DJ n'est jamais vraiment seul.
Même lorsqu'il est seul derrière ses platines,
il y a toujours derrière lui une
histoire collective.
Des
souvenirs.
Des
personnes.
Des
nuits.
Des
kilomètres.
Des
galères.
Des fous
rires.
Des
réussites.
Et
parfois des moments que l'on ne racontera jamais…
Mais que
l'on n'oubliera jamais.
Et la
relève est là…
Il y a
aussi une chose qui me rend particulièrement fier.
Mon fils
Alexandre a attrapé lui aussi le virus.
Mais dans
son univers.
La
techno.
Le hard
style.
Une autre
génération.
Une autre
énergie.
Et il
partage aujourd'hui cette aventure avec Théo, son binôme.
Un duo.
Une
nouvelle histoire.
Et
lorsque je les regarde, je me dis parfois que la boucle est belle.
Moi, à 14
ans, avec mes deux vieux tourne-disques.
Et aujourd'hui mon fils Alexandre et Théo derrière des machines
Que je n'aurais même pas
imaginées lorsque j'ai commencé.
Les
générations changent.
Les
musiques évoluent.
Les
machines deviennent extraordinaires.
Mais au
fond…
la
passion reste la même.
Aujourd'hui,
je continue…
Je n'ai
plus forcément le même public.
Je n'ai
plus forcément la même énergie.
Je n'ai
même plus toujours la motivation d'autrefois.
Mais je
continue.
À mon
rythme.
Dans mon
studio.
Avec mes
machines.
Mes
morceaux.
Mes
souvenirs.
Et
parfois simplement pour moi.
Après
avoir fait danser des centaines, parfois des milliers de personnes, ce n'est
peut-être pas si mal de pouvoir enfin jouer sans attendre quelque chose en
retour.
Je joue.
Je
cherche.
Je teste.
Je me
trompe.
Je
recommence.
Et quelque part, derrière moi,
J'entends encore les salles d'autrefois.
Les
basses.
Les
applaudissements.
Les cris.
Les
rires.
Les
premiers accords.
Et toutes
ces voix qui se mélangeaient dans la nuit.
Et si je
devais choisir une chanson pour accompagner toutes ces années…
Ce serait
sans hésiter :
Bob
Sinclar feat. Steve Edwards – World, Hold On (Children of the Sky) – Club Mix.
Pourquoi
celle-là ?
Parce
qu'elle possède quelque chose qui ressemble à cette histoire.
De la
joie.
De
l'énergie.
De
l'espoir.
Une envie
d'avancer.
Et peut-être aussi cette petite nostalgie que l'on ressent
Lorsque l'on regarde
derrière soi.
Je
l'écoute aujourd'hui avec un sentiment étrange.
Je
repense au gamin de 14 ans.
Aux
premiers 45 tours.
Aux
premières boums.
Aux
premières nuits.
Aux
grandes salles.
Aux
équipes.
À Betty.
Aux
milliers de personnes devant moi.
À tous
ceux qui ont dansé.
À toutes
ces émotions.
Et maintenant à Alexandre et Théo qui écrivent
A leur tour leur propre histoire.
DJ un
jour… DJ toujours.
Alors
oui…
Les
années ont passé.
Les
Technics ont laissé leur place aux ordinateurs.
Les
vinyles aux fichiers numériques.
Les
câbles aux connexions intelligentes.
Les
caisses de disques aux clés USB.
Les
tables aux contrôleurs.
Et moi…
j'ai
changé moi aussi.
Mais il y
a une chose qui n'a pas changé.
Lorsque
la musique démarre, quelque chose se passe encore.
Parce
qu'un DJ ne fait pas seulement entendre de la musique.
Il essaie
de transmettre quelque chose.
Une
énergie.
Une
émotion.
Un
souvenir.
Une envie
de danser.
Et parfois, sans même le savoir, il accompagne
Un moment important de la vie de
quelqu'un.
C'est
peut-être cela, finalement, le plus beau souvenir de toutes ces années.
Pas
d'avoir été devant des milliers de personnes.
Pas
d'avoir possédé tel ou tel matériel.
Pas même
d'avoir réussi tel ou tel enchaînement.
Mais
d'avoir été là…
Au bon
endroit, au bon moment, avec la bonne musique.
Et
d'avoir vu des êtres humains heureux.
Alors, à
tous ceux qui ont dansé un jour devant mes platines…
À ceux
qui ont souri.
À ceux
qui se sont rencontrés.
À ceux
qui sont tombés amoureux.
À ceux
qui ont pleuré de joie.
À ceux qui sont venus simplement oublier
Leurs soucis pendant quelques heures…
merci.
Merci de
m'avoir donné toutes ces années.
Et à tous
ceux qui continuent aujourd'hui à faire vibrer les foules, qu'ils soient dans
un petit club ou sur la plus grande scène du monde…
Respect.
Continuez
à travailler votre technique.
Mais
n'oubliez jamais l'essentiel.
Regardez
votre public.
Souriez-lui.
Dites-lui
bonjour.
Faites-lui
sentir qu'il existe.
Parce
qu'au bout du compte…
La plus
belle machine qu'un DJ puisse posséder n'est pas sa console.
C'est son
cœur.
Et la
plus belle chose qu'il puisse réussir à mixer…
ce sont
les émotions.
" La Musique peut faire danser un corps,
Mais lorsqu'elle touche le cœur,
Elle rapproche les hommes. "
Une
simple réflexion partagée
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Aout
2026

