dimanche 30 août 2026

Entre Ombre et Lumière

 




 Entre Ombre et Lumière

 

" Quand on ne sait plus très bien si l’on Vit 

Ou si l’on apprend simplement à Continuer."



" Des fois je me perds. 

Entre aujourd'hui et hier. 

Entre un petit peu et pas grand-chose. 

Y'a plus endurant comme caillou. 

Je m'égare dans le grand

 Rien des jours vendus.

 Dans l'épuisement et la colère. 

Entre l'ennui et les ennuis. "


Thomas Vinau

 

« Il y a des jours où l’on ne vit pas vraiment


On traverse simplement le temps en 

Attendant de retrouver le chemin de soi. 

 

Il y a des périodes dans une vie où l’on finit

 Par se demander si l’on vit encore vraiment…

 

Ou si l’on se contente d’exister.

 

On se lève.

On fait ce qu’il faut faire.

On regarde les heures passer, les journées se 

Succéder, les saisons changer derrière la fenêtre.

 

Et puis le soir arrive.

 

Une journée de plus.

 

Mais pas forcément une journée vécue.

 

Parfois, j’ai ce sentiment étrange d’être davantage 

Dans la survie que dans la vie. 

Comme si j’attendais quelque chose

 Sans vraiment savoir quoi.

 

Une sortie. 

Un changement. 

Un signe.

 

Peut-être simplement le retour de cette envie qui, autrefois, me

Poussait à me lever le matin avec autre chose qu’une simple habitude.

 

Et parfois même, une pensée plus sombre traverse l’esprit :

 

Est-ce cela, maintenant ?

Attendre… jusqu’au bout ?

 

Ce n’est pas forcément vouloir partir.

 

C’est peut-être simplement ne plus savoir 

Comment continuer à vivre pleinement.

 

Il existe des prisons qui n’ont ni barreaux ni serrures.

 

Certaines sont même confortables.

 

Une maison, quelques habitudes, une certaine sécurité… 

Une prison dorée, en quelque sorte.

 

On n’y manque peut-être de rien d’essentiel.

 

Et pourtant, quelque chose manque.

 

Quelque chose à l’intérieur.

 

Une part de soi qui demande encore à respirer.

 

Je porte parfois en moi une nostalgie difficile à expliquer.

 

Pas seulement la nostalgie d’une époque.

 

Pas seulement celle de la jeunesse.

 

Mais celle de choses qui semblent s’être perdues en chemin.

 

Mes amours.

Mes passions.

Mes rêves.

Mes Fantasmes  

Les rencontres.

Les projets un peu fous.

Les nuits où l’on ne regardait pas l’heure. 

Les matins où l’on avait envie de recommencer.

 

Toutes ces petites choses qui, 

Mises bout à bout, formaient une vie.

 

Et puis il y a les minutes.

Les heures.

Les journées.

Les années 

 

Elles passent avec cette indifférence tranquille

 Du temps qui ne demande jamais notre permission.

 

Et parfois, j’ai l’impression de m’être arrêté quelque part.


 Depuis déjà 20 années Putain 20 ans 


Comme si une partie de moi était restée sur le bord du chemin.

 

Une partie de moi que je n’ai jamais vraiment retrouvée.

 

Peut-être même une histoire que je n’ai jamais terminée d’écrire.

 

Une part de moi inachevée.

 

Alors je me demande parfois :

 

À quel moment avons-nous cessé de vivre nos rêves

 Pour simplement gérer nos journées ?

 

À quel moment avons-nous remplacé

 Les élans par les habitudes ? 

Les projets par les souvenirs ? 

Les désirs par les « il faut » ?

 

Peut-être que vieillir, ce n’est pas seulement voir son corps changer.

 

C’est aussi regarder derrière soi et apercevoir 

Toutes ces versions de nous-même 

Que nous avons laissées quelque part.

 

Le jeune Homme

La Jeune Femme

 Que nous étions.

 

Celui Celle qui croyait encore que tout était possible.


Celui qui aimait sans calculer.

 

Celui qui prenait des risques.

 

Celui qui pouvait partir avec trois fois

 Rien et revenir avec mille histoires.

 

Et parfois, il me manque.

 

Mais avec le temps, j’ai compris quelque chose.

 

Une partie de nous peut disparaître

 Sans être définitivement morte.

 

Elle peut simplement s’être endormie.

 

Sous les déceptions. 

Sous les blessures.

Sous les pertes. 

Sous les anniversaires solitaires

Sous les années à faire semblant d’aller bien.

 

Et peut-être qu’il ne faut pas chercher

 A redevenir celui que nous étions.

 

Peut-être faut-il simplement retrouver, 

Doucement, celui que nous sommes

 Encore capable de devenir.

 

Alors je continue.

 

Pas toujours avec enthousiasme. 

Pas toujours avec de grandes espérances. 

Parfois simplement un jour après l’autre.

 

Mais je continue.

 

Parce qu’il suffit parfois d’une rencontre, 

D’une chanson, d’un rayon de soleil sur un visage, 

D’un animal qui vient poser sa tête contre nous, 

D’un café bu tranquillement devant la fenêtre…

 

Pour que quelque chose se rallume.

Une toute petite flamme. 

Presque rien.

 

Mais suffisamment pour nous rappeler que nous sommes encore là.

 

Et peut-être que vivre n’est pas 

Toujours courir vers de grands bonheurs.

 

Peut-être que vivre, parfois, c’est simplement

 Réapprendre à sentir les petites choses.

 

Respirer l’air frais.

Écouter une vieille chanson.

Marcher dans un chemin de forêt. 

Regarder le ciel devenir rose au-dessus des montagnes.

Rire pour une bêtise. 

Se souvenir sans avoir mal. 

Aimer encore, même autrement.

 

Et accepter que certaines pages de notre

 Histoire soient définitivement tournées… 

Sans croire pour autant que le livre est terminé.

 

Alors oui…

 

Il m’arrive encore d’avoir le sentiment de ne pas vivre vraiment.

 

De seulement attendre.

Mais peut-être que je me trompe.

Peut-être que cette période étrange n’est pas une fin.

Peut-être est-ce simplement un entre-deux.

 

Un de ces endroits silencieux de l’existence 

Où l’on ne sait plus très bien qui l’on est, ni où l’on va…

 

Avant de retrouver, un jour, un petit morceau de chemin.

 

Je ne sais pas ce que demain fera de moi. 

Je ne sais pas combien de pages il me reste. 

Mais tant qu’il reste une page blanche… 

Il reste quelque chose à écrire. 

Et tant qu’il reste quelque chose à écrire,

 

tout n’est peut-être pas fini.

 

" Il n’est jamais trop tard pour rallumer une petite lumière. 

Même après avoir longtemps marché dans l’ombre. 

 Je marche encore entre ombre et lumière…

mais tant que je cherche la lumière,

c’est peut-être que je ne suis pas perdu."



Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

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Aout 2026