La vraie
chance Celle qui reste quand tout
s’effondre
On parle souvent de la chance
Comme d’un hasard heureux.
Un trèfle à quatre feuilles, une patte de lapin,
Un fer à cheval accroché derrière une
porte…
On cherche parfois dans les étoiles, dans les signes,
Dans les petits porte-bonheur, une promesse
Que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.
Mais avec les années, on finit peut-être par comprendre
Que la véritable chance est
beaucoup plus simple…
et
infiniment plus précieuse.
La
chance, ce n’est pas forcément gagner.
Ce n’est pas posséder davantage,
Réussir plus que les autres,
Avoir une belle maison, un compte
Bien rempli ou une vie sans nuages.
La vraie chance, c’est parfois simplement
Avoir la santé pour se lever
Le matin, ouvrir les volets et respirer
L’air frais d’un nouveau jour.
C’est
pouvoir encore marcher dans un chemin de campagne, entendre le vent dans les
arbres, regarder un coucher de soleil, écouter une chanson qui réveille un
souvenir…
C’est
pouvoir aimer encore, malgré les blessures que la vie nous a laissées.
Et puis
il existe une chance plus rare encore.
Celle
d’avoir quelqu’un.
Quelqu’un
qui ne disparaît pas au premier orage.
Quelqu’un
qui ne s’éloigne pas lorsque notre ciel devient gris.
Quelqu’un qui reste lorsque nous n’avons plus grand-chose
A offrir, sinon notre fatigue,
nos silences et parfois nos larmes.
Une
présence qui ne fuit pas sous l’orage.
Une main
qui reste lorsque tout tremble.
Un regard qui ne détourne pas les yeux lorsque les
Larmes disent ce que les mots
n’arrivent plus à raconter.
Parce
qu’il est facile d’aimer quelqu’un lorsque tout va bien.
Lorsque
les sourires sont là.
Lorsque
la vie est légère.
Lorsque nous sommes encore capables
De donner, de rire, de rassurer les autres.
Mais la
véritable présence se reconnaît autrement.
Elle se
révèle dans les jours difficiles.
Dans les
nuits trop longues.
Dans les périodes où l’on doute de soi,
Où l’on avance à petits pas, simplement
Parce
qu’il faut bien continuer.
Elle se trouve auprès de celui ou celle
Qui pourrait avoir mille raisons de partir…
Mais qui
choisit malgré tout de rester.
Et peut-être que c’est cela, finalement,
La plus belle définition de la chance.
Rencontrer quelqu’un qui ne nous aime pas seulement
pour les beaux jours, mais qui accepte
aussi nos saisons d’hiver.
Quelqu’un qui comprend que derrière certains silences
Se cachent des combats que personne
ne voit.
Quelqu’un
qui ne demande pas toujours :
" Pourquoi es-tu comme ça ? "
Mais qui
murmure simplement :
« Je suis
là. »
Deux mots
seulement.
Et pourtant, parfois, deux mots peuvent
Sauver une journée entière.
La vie
nous apprend souvent à perdre.
Elle nous éloigne de certaines personnes,
Nous oblige à recommencer, nous fait traverser
Des tempêtes que nous n’avions pas choisies.
Il y a
des départs que nous n’avons jamais compris.
Des absences qui ont laissé des pièces
Vides dans nos maisons et dans nos cœurs.
Alors, avec le temps, on devient peut-être moins
Impressionné par ceux qui promettent
de rester…
Et beaucoup plus reconnaissant envers
Ceux qui sont réellement restés.
Parce qu’après avoir connu quelques tempêtes,
On ne cherche plus forcément quelqu’un qui
Nous promettra un ciel toujours bleu.
On cherche simplement quelqu’un capable
De s’asseoir à côté de nous sous la pluie.
Sans
chercher à réparer le monde.
Sans
grandes phrases.
Juste là.
À nos
côtés.
Et
parfois, cela suffit.
Alors
oui…
La chance n’a peut-être jamais eu la
Forme d’un trèfle à quatre feuilles.
Elle n’a peut-être jamais été cachée dans une patte de lapin,
Dans un fer à cheval ou
dans la position des étoiles.
La chance, la vraie, c’est peut-être
d’avoir encore quelque chose à aimer.
Une
personne.
Un
animal.
Une
musique.
Un
paysage.
Un
souvenir.
Un petit
coin de nature.
Un matin
tranquille.
Et
surtout…
La chance, c’est peut-être de rencontrer quelqu’un qui,
Lorsque la vie devient une véritable tempête et
Que tous les autres ont trouvé une raison de partir,
Celle ci, oui trouve encore une raison de rester.
Alors
gardons précieusement ces personnes-là.
Celles
qui ne font pas forcément beaucoup de bruit.
Celles
qui ne promettent pas la lune.
Celles
qui sont simplement présentes.
Parce qu’au bout du compte, lorsqu’on a traversé
Suffisamment d’orages, on comprend
une chose essentielle :
On n’a
pas toujours besoin de quelqu’un qui nous empêche de tomber.
On a parfois seulement besoin de quelqu’un qui reste assis
Près de nous lorsque nous
sommes à terre…
Jusqu’à
ce que nous trouvions la force de nous relever.
Et peut-être qu’alors, quelque part entre
Deux blessures, deux silences et deux
éclaircies…
la vie
nous aura finalement offert sa plus belle chance.
" Certaines personnes sont des éclaircies.
Elles n’empêchent pas la pluie de tomber,
Mais elles nous donnent envie de continuer à marcher. "
Une
simple réflexion partagée
Signé
Ours du Forez
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copyright Ours du Forez
Aout 2006
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