samedi 29 août 2026

La Vraie Chance !!! Celle qui Reste Quand Tout S’effondre

 




La vraie chance  Celle qui reste quand tout s’effondre

 


On parle souvent de la chance

Comme d’un hasard heureux.


Un trèfle à quatre feuilles, une patte de lapin, 

Un fer à cheval accroché derrière une porte…

On cherche parfois dans les étoiles, dans les signes, 

Dans les petits porte-bonheur, une promesse

 Que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.

 

Mais avec les années, on finit peut-être par comprendre

 Que la véritable chance est beaucoup plus simple…

et infiniment plus précieuse.

 

La chance, ce n’est pas forcément gagner.


Ce n’est pas posséder davantage,

 Réussir plus que les autres,

 Avoir une belle maison, un compte 

Bien rempli ou une vie sans nuages.

 

La vraie chance, c’est parfois simplement

 Avoir la santé pour se lever

 Le matin, ouvrir les volets et respirer

 L’air frais d’un nouveau jour.

 

C’est pouvoir encore marcher dans un chemin de campagne, entendre le vent dans les arbres, regarder un coucher de soleil, écouter une chanson qui réveille un souvenir…


C’est pouvoir aimer encore, malgré les blessures que la vie nous a laissées.

 

Et puis il existe une chance plus rare encore.

 

Celle d’avoir quelqu’un.

 

Quelqu’un qui ne disparaît pas au premier orage.

Quelqu’un qui ne s’éloigne pas lorsque notre ciel devient gris.

Quelqu’un qui reste lorsque nous n’avons plus grand-chose

 A offrir, sinon notre fatigue, nos silences et parfois nos larmes.

 

Une présence qui ne fuit pas sous l’orage.

 

Une main qui reste lorsque tout tremble.

Un regard qui ne détourne pas les yeux lorsque les 

Larmes disent ce que les mots n’arrivent plus à raconter.

 

Parce qu’il est facile d’aimer quelqu’un lorsque tout va bien.

 

Lorsque les sourires sont là.

Lorsque la vie est légère.

Lorsque nous sommes encore capables 

De donner, de rire, de rassurer les autres.

 

Mais la véritable présence se reconnaît autrement.

 

Elle se révèle dans les jours difficiles.

Dans les nuits trop longues.

Dans les périodes où l’on doute de soi, 

Où l’on avance à petits pas, simplement

 Parce qu’il faut bien continuer.

 

Elle se trouve auprès de celui ou celle 

Qui pourrait avoir mille raisons de partir…

 

Mais qui choisit malgré tout de rester.

 

Et peut-être que c’est cela, finalement,

 La plus belle définition de la chance.

 

Rencontrer quelqu’un qui ne nous aime pas seulement

 pour les beaux jours, mais qui accepte aussi nos saisons d’hiver.

 

Quelqu’un qui comprend que derrière certains silences

 Se cachent des combats que personne ne voit.

 

Quelqu’un qui ne demande pas toujours :

" Pourquoi es-tu comme ça ? "

 

Mais qui murmure simplement :

« Je suis là. »

 

Deux mots seulement.

 

Et pourtant, parfois, deux mots peuvent

 Sauver une journée entière.

 

La vie nous apprend souvent à perdre.


Elle nous éloigne de certaines personnes,

 Nous oblige à recommencer, nous fait traverser

 Des tempêtes que nous n’avions pas choisies.

 

Il y a des départs que nous n’avons jamais compris.

Des absences qui ont laissé des pièces 

Vides dans nos maisons et dans nos cœurs.

 

Alors, avec le temps, on devient peut-être moins

 Impressionné par ceux qui promettent de rester…

 

Et beaucoup plus reconnaissant envers

 Ceux qui sont réellement restés.

 

Parce qu’après avoir connu quelques tempêtes, 

On ne cherche plus forcément quelqu’un qui

 Nous promettra un ciel toujours bleu.

 

On cherche simplement quelqu’un capable

 De s’asseoir à côté de nous sous la pluie.

 

Sans chercher à réparer le monde.

 

Sans grandes phrases.

 

Juste là.

 

À nos côtés.

 

Et parfois, cela suffit.

 

Alors oui…

 

La chance n’a peut-être jamais eu la 

Forme d’un trèfle à quatre feuilles.

 

Elle n’a peut-être jamais été cachée dans une patte de lapin,

 Dans un fer à cheval ou dans la position des étoiles.

 

La chance, la vraie, c’est peut-être 

d’avoir encore quelque chose à aimer.

 

Une personne.

Un animal.

Une musique.

Un paysage.

Un souvenir.

Un petit coin de nature.

Un matin tranquille.

 

Et surtout…

 

La chance, c’est peut-être de rencontrer quelqu’un qui, 

Lorsque la vie devient une véritable tempête et 

Que tous les autres ont trouvé une raison de partir,

 Celle ci, oui trouve encore une raison de rester.

 

Alors gardons précieusement ces personnes-là.

 

Celles qui ne font pas forcément beaucoup de bruit.

 

Celles qui ne promettent pas la lune.

 

Celles qui sont simplement présentes.

 

Parce qu’au bout du compte, lorsqu’on a traversé 

Suffisamment d’orages, on comprend une chose essentielle :

 

On n’a pas toujours besoin de quelqu’un qui nous empêche de tomber.

On a parfois seulement besoin de quelqu’un qui reste assis

 Près de nous lorsque nous sommes à terre…

Jusqu’à ce que nous trouvions la force de nous relever.

 

Et peut-être qu’alors, quelque part entre

 Deux blessures, deux silences et deux éclaircies…

 

la vie nous aura finalement offert sa plus belle chance.

 


 

" Certaines personnes sont des éclaircies. 

Elles n’empêchent pas la pluie de tomber, 

Mais elles nous donnent envie de continuer à marcher. "



Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Aout 2006