samedi 15 août 2026

Lâcher Prise… Quand on Cesse Enfin de Serrer les Poings

 




Lâcher Prise… Quand on Cesse Enfin de Serrer les Poings

 

" Le lâcher-prise, ce n’est pas renoncer à la vie.

C’est renoncer à vouloir tout 

Contrôler pour enfin pouvoir la vivre. "

 

Il arrive un moment dans la vie où l’on comprend 

Que l’on s’est parfois épuisé pour des

 Combats qui n’en valaient plus la peine.

 

Vouloir avoir raison.

Vouloir être compris.

Vouloir être reconnu.


Vouloir que les autres voient nos blessures, nos intentions

Nos efforts, tout ce que nous avons fait avec sincérité.

 

Et puis un jour, presque sans bruit, quelque chose change en nous.

 

On ne cherche plus à convaincre.

 

On ne cherche plus à expliquer encore et encore 

Ce que l’on ressent à ceux qui ne veulent pas l’entendre.

 

On ne cherche plus à obtenir des excuses de ceux qui nous ont blessés.

 

On ne demande plus à certaines personnes

 De devenir celles qu’elles ne seront jamais.

 

C’est peut-être cela, finalement, le véritable lâcher-prise.

 

Avoir suffisamment confiance en ce que nous sommes 

Pour ne plus ressentir le besoin d’avoir raison à tout prix.

 

Comprendre que notre valeur ne dépend pas du regard des autres.

 

Accepter que certaines personnes nous comprennent…

Et que d’autres ne nous comprendront jamais.

 

Et surtout, apprendre à ne plus s’épuiser à 

Vouloir être cru par ceux qui ont 

Déjà décidé de ne pas nous croire.

 

Le lâcher-prise, ce n’est pas dire :

« Je m’en fiche. »

C’est plutôt murmurer :

 

" Cela m’a fait mal… mais je ne veux

 Plus que cette douleur dirige ma vie. "

 

C’est regarder certaines blessures avec tendresse et leur dire :

 

" Je sais que tu as existé.

Je sais ce que tu m’as coûté.

Mais tu n’auras pas le dernier mot. "

 

Parce qu’il y a des choses que nous ne réparerons jamais.

 

Des paroles que nous ne pourrons pas reprendre.

 

Des portes qui resteront fermées.

 

Des personnes qui partiront sans jamais comprendre

 Ce qu’elles ont représenté pour nous.

 

Des histoires qui ne connaîtront pas la fin que nous avions imaginée.

 

Et peut-être faut-il simplement accepter que certaines pages

 De notre existence soient écrites avec de l’encre indélébile.

 

On ne peut pas les effacer.

 

Mais on peut tourner la page.

 

 " Le lâcher-prise, c’est aussi arrêter d’exiger des résultats."

 

De nous-mêmes 

Des autres.

De la vie.

 

Nous avons tellement appris à mesurer 

Notre existence à ce que nous obtenons.

 

Réussir.

Prouver. 

Posséder.

Être aimé.

Être reconnu.

Atteindre un objectif.

Ne pas échouer.

 

Et si, parfois, nous pouvions simplement être ?

 

Sans performance.

 

Sans justification.

 

Sans cette éternelle obligation de devenir quelqu’un

 D’autre pour mériter notre propre paix.

 

Il y a une grande douceur dans le fait de pouvoir enfin se dire :

 

" Je fais ce que je peux.

Et aujourd’hui, cela suffit. "

 

Ne rien attendre ne signifie pas ne plus espérer. 

C’est là toute la différence.

L’attente serre le cœur.

L’espérance lui laisse de l’espace.

 

Attendre quelque chose de quelqu’un, 

C’est parfois lui remettre les clés de notre tranquillité.

 

Espérer, au contraire, c’est laisser une 

Petite fenêtre ouverte sur demain, 

Sans exiger que demain ressemble 

Exactement à ce que nous avions imaginé.

 

Alors on avance.

 

Plus doucement peut-être.

 

Avec quelques cicatrices.

 

Avec des souvenirs qui reviennent certains soirs.

 

Avec cette nostalgie étrange qui accompagne

 Les années et nous rappelle 

Tout ce que nous avons perdu… 

Mais aussi tout ce que nous avons eu la chance de vivre.

 

On apprend à laisser partir.

 

Pas parce que cela ne comptait plus.

 

Mais justement parce que cela a compté.

 

Il faut parfois avoir beaucoup vécu pour comprendre

 Que toutes les batailles ne méritent pas d'être livrées.

 

Il y a des discussions que l’on peut laisser mourir.

 

Des injustices que l’on ne pourra pas réparer.

 

Des gens que l’on peut aimer de loin.

 

Des souvenirs que l’on peut garder sans vouloir retourner dans le passé.

 

Et des rêves que l’on peut modifier sans pour autant les trahir.

 

La vie n’est pas toujours celle que nous avions dessinée.

 

Elle ressemble parfois davantage à un vieux chemin de campagne :

 Quelques virages inattendus, des passages difficiles, 

Des saisons magnifiques, d’autres beaucoup plus rudes…

 Et pourtant, au bout du chemin, 

Il reste toujours quelque chose à regarder.

 

Un arbre.

 

Une lumière.

 

Un morceau de ciel.

 

Le silence d’un matin.

 

Une chanson ancienne qui nous ramène

 Quelques décennies en arrière.

 

Un café chaud devant la fenêtre.

 

Le rire d’un proche.

 

La présence fidèle d’un animal.

 

Une odeur de forêt après la pluie.

 

Et soudain, on réalise que le bonheur n’a

 Peut-être jamais demandé grand-chose.

 

Seulement que nous soyons suffisamment

 Présents pour le remarquer.

 

Alors, cette semaine, peut-être pourrions-nous

 Essayer de desserrer un peu les poings.

 

Laisser partir ce qui doit partir.

 

Ne plus courir après ceux qui choisissent de s’éloigner.

 

Ne plus supplier pour être aimé.

 

Ne plus expliquer mille fois ce que notre cœur sait déjà.

 

Ne plus chercher à contrôler demain.

 

Et surtout…

 

ne plus nous faire la guerre à nous-mêmes.

 

Parce que nous avons déjà suffisamment combattu.

 

Nous avons survécu à des choses 

Que personne ne soupçonne.

 

Nous avons traversé des hivers dont

 Nous pensions parfois ne jamais sortir.

 

Et pourtant nous sommes encore là.

Peut-être un peu cabossés.

Peut-être plus fatigués.

Peut-être moins naïfs.

 

Mais encore capables d'aimer, de rire, 

De rêver, d'écouter une chanson qui

 Nous bouleverse et de regarder 

Un coucher de soleil comme si nous

 Le découvrions pour la première fois.

 

Alors oui…

 

Lâchons prise.

 

Pas sur nos rêves.

 

Pas sur ceux que nous aimons.

 

Pas sur la vie.

 

Mais sur cette vieille habitude de 

Vouloir que tout soit autrement.

 

Acceptons ce qui est.

 

Laissons partir ce qui n'est plus.

 

Accueillons ce qui vient.

 

Et gardons, quelque part au fond de nous, 

Cette petite lumière qui refuse obstinément de s'éteindre.

 

Car peut-être que le lâcher-prise n'est pas la fin du combat.

 

C'est le moment où l'on comprend enfin que l'on

 N'a plus besoin de combattre pour mériter la paix.

 

Et peut-être qu'au bout du compte, 

La vraie liberté ressemble simplement à cela :

 

Ouvrir les mains…

Respirer…

Regarder devant soi…

Et continuer le chemin.

 

Ours du Forez 63

 

" Certaines choses ne demandent pas à être réparées.

Elles demandent simplement à être déposées

 Quelque part, puis laissées derrière soi.  "

 


Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Aout 2026