Les Vrais Hommes Savent aussi Rêver
" Un
homme qui sait rester seul n’est pas un homme qui a renoncé à l’amour. C’est un
homme qui a appris à ne pas se perdre pour ne plus être seul. "
Il y a
les hommes qui parlent beaucoup.
Et puis
il y a les autres.
Les
vrais, peut-être…
Ceux qui
regardent.
Qui
observent avant de juger.
Qui
écoutent davantage qu’ils ne parlent.
Ils ont
compris, avec les années, que tout ne mérite pas une bataille, que certaines
explications sont inutiles et que parfois, la plus belle des réponses consiste
simplement à s’éloigner en silence, sans drame et sans claquer la porte.
Ils
gardent les pieds sur terre.
Mais dès que tombe la nuit,
Lorsqu’un peu de silence revient dans la maison,
Ils lèvent
les yeux vers le ciel.
Et là…
ils recommencent à rêver.
Parce que rêver ne fait de mal à personne.
Au contraire.
Rêver, parfois, c’est simplement donner
Un peu d’air à une âme qui en a manqué.
L’homme
peut avoir quelque chose du loup.
Une
méfiance acquise avec les années.
Une
solitude qu’il apprivoise.
Une force
tranquille qui n’a plus besoin de démonstration.
Le loup
n’est pas toujours seul.
Il sait
choisir sa meute.
Et lorsqu’il rencontre sa louve,
Ce n’est pas pour remplir un vide.
C’est
pour partager un chemin.
Et peut-être que c’est cela, finalement,
La différence entre aimer quelqu’un et
avoir peur d’être seul.
On ne peut pas aimer toutes les femmes.
Pas vraiment.
On peut
être attiré.
Séduit.
Troublé.
Partager quelques nuits,
Quelques saisons,
Quelques morceaux de vie.
Mais une Femme véritablement exceptionnelle…
C’est autre chose.
C’est
celle dont le regard vous donne envie de devenir meilleur.
Celle qui ne vous demande pas de conquérir le monde,
Mais qui vous donne envie de le faire quand même…
Simplement pour lui offrir quelques étoiles.
Celle auprès de laquelle on ne devient pas plus grand
Parce qu’elle nous admire, mais parce qu’elle nous pousse,
Parfois sans même le savoir, à dépasser celui que
nous étions.
Elle ne
vous enlève pas vos tempêtes.
Elle
apprend à marcher avec vous au milieu d’elles.
Et parfois, par la seule douceur de sa présence,
Elle réussit à faire tomber la pluie là
Où vous ne connaissiez plus que l’orage.
Voilà une
femme rare.
Pas une
femme parfaite.
La
perfection m’a toujours paru bien triste.
Je préfère l’imparfaite qui a du caractère,
celle qui a ses blessures, ses colères,
ses éclats de rire, ses petits défauts
et cette petite lumière dans les yeux
Que personne d’autre ne possède.
Celle qui
est unique.
L’exception.
Celle qui
ne ressemble à personne.
Les
autres ?
Eh bien…
il y a les autres.
Le
tout-venant.
Les
relations par défaut.
Les
histoires par peur du silence.
Les couples construits davantage pour ne pas
Dormir seul que pour être heureux
ensemble.
Et puis il y a ces hommes qui passent d’une femme
A l’autre comme on change de voiture
d’occasion.
Une
histoire finit ?
On en
cherche immédiatement une autre.
Une
solitude apparaît ?
On se
précipite pour la remplir.
Une ex
revient ?
On retourne vers elle, même lorsqu’on sait
Parfaitement pourquoi on l’avait
quittée.
Pourquoi
?
Parce que certains ne supportent pas
Le silence de leur propre compagnie.
Moi, je
ne comprends pas très bien cela.
J’ai toujours pensé qu’il valait mieux être seul
Et en paix que mal accompagné
Et en
guerre avec soi-même.
Il y a
des soirs où la solitude est magnifique.
Un bon
livre.
Une
vieille musique de jazz qui tourne doucement.
Un verre
posé sur la table.
La
lumière tamisée.
Un bon
toutou couché quelque part dans l’antre…
Et quelques chats qui, eux, vous rappellent avec beaucoup
De dignité que vous n’êtes finalement chez vous
Que parce qu’ils vous tolèrent.
Alors on
sourit.
On
regarde par la fenêtre.
La nuit
est là.
Et quelque part au-dessus des arbres,
Les étoiles continuent de briller.
On se dit
qu’on a peut-être perdu quelques batailles.
Quelques
personnes.
Quelques
illusions.
Peut-être
même quelques années.
Mais on
est encore là.
Et tant
qu’on est là, rien n’est complètement terminé.
Car il ne
faut pas confondre solitude et abandon.
La
solitude choisie peut devenir une forme de liberté.
Elle
permet de se retrouver.
De
respirer.
De comprendre ce que l’on veut encore…
Et surtout ce que l’on ne veut plus.
Et si, un jour, une femme exceptionnelle vient frapper à la porte
De cette solitude,
alors peut-être faudra-t-il lui ouvrir.
Pas parce
qu’on a besoin d’elle.
Mais
parce qu’on a envie d’elle.
Et cette
nuance change tout.
L’amour
véritable ne devrait jamais être une béquille.
Il
devrait être deux êtres debout, côte à côte.
Deux
loups qui pourraient continuer seuls leur chemin…
Mais qui
choisissent de marcher ensemble.
" La bonne personne ne calme pas seulement votre solitude.
Elle rend votre solitude
inutile sans jamais vous enlever votre liberté. "
Alors
oui…
Les vrais
hommes regardent.
Ils
observent.
Ils se
taisent parfois.
Ils
s’éloignent lorsqu’il le faut.
Ils encaissent quelques coups de la vie
Sans toujours en parler.
Ils
gardent les pieds sur terre.
Mais ils
ont encore les yeux dans les étoiles.
Parce
qu’au fond, même après les déceptions,
Les pertes, les abandons et les années qui passent…
Un homme qui continue de rêver
N’est pas un homme faible.
C’est un homme qui a survécu sans laisser
La vie lui voler complètement son cœur.
Et
peut-être est-ce cela, finalement, être un homme.
Ne plus
avoir besoin de prouver que l’on est fort.
Savoir
être seul.
Savoir
aimer.
Savoir
partir.
Savoir
rester.
Et,
lorsque la nuit tombe…
Avoir
encore suffisamment d’espoir
pour
lever les yeux vers les étoiles.
" Les pieds dans la terre, le cœur dans les
souvenirs…
Et toujours quelques rêves accrochés aux
étoiles. "
Une
simple réflexion partagée
Signé
Ours du Forez
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Aout 2026
