mardi 15 septembre 2026

C’était la vie sans Fred. Mais c’était la vie, tout de Même. Catherine Ringer

 








C’était la vie sans Fred.

Mais c’était la vie, tout de même. 

Cette nuit, Catherine Ringer l’a rejoint. Enfin.

Après tant d’années à continuer sans lui.

Belles retrouvailles là-haut en perspective.

 

Photo by Robert Doisneau, 1988, Paris, France




Une grande Dame

Un musicien très doué

Les Années 80/s

A deux, ils occupaient les premières

Places du paysage rock français

Ils formaient un tandem unique

 Avec leur univers hors normes

Déjante

Mais moi j'adorais

Mais depuis la perte de Fred Chichin,

Elle était devenue l'ombre d'elle -même

 



Ce n'est qu'un Au revoir Mme, bon voyage vers Fred, 

Nous continuerons à faire vivre votre musique et votre talent.


Il y avait dans sa voix quelque chose qui ne s'apprend pas : une déchirure joyeuse, un cri qui savait rire de lui-même. Catherine Ringer n'a jamais chanté sagement. Elle habitait chaque note comme on habite une vie entière, sans retenue, sans calcul, avec cette générosité un peu folle des artistes qui donnent tout, tout de suite, sans compter.


Avec Fred Chichin, elle avait inventé un langage à eux seuls compréhensible, fait de ruptures, de tendresse et d'électricité. Depuis qu'il l'a quittée, en 2007, elle avait continué, seule sur scène, à lui garder une place, comme on laisse une chaise vide à la table des vivants pour celui qui manque. Ce soir, la chaise se remplit enfin autrement : c'est elle qui part le rejoindre, dans ce grand ailleurs où, on peut l'imaginer, la musique n'a jamais cessé.


Elle laisse derrière elle des chansons devenues des repères dans le temps de plusieurs générations, une œuvre indocile, et cette leçon simple qu'elle n'a cessé d'incarner : vivre fort, chanter vrai, ne jamais s'excuser d'exister pleinement.


Adieu, Madame. Le rideau tombe, mais la chanson, elle, continue...