C’était
la vie sans Fred.
Mais c’était la vie, tout de même.
Cette nuit, Catherine Ringer l’a rejoint. Enfin.
Après tant d’années à continuer sans lui.
Belles
retrouvailles là-haut en perspective.
Photo by
Robert Doisneau, 1988, Paris, France
Une
grande Dame
Un
musicien très doué
Les
Années 80/s
A deux,
ils occupaient les premières
Places du
paysage rock français
Ils
formaient un tandem unique
Avec leur univers hors normes
Déjante
Mais moi
j'adorais
Mais
depuis la perte de Fred Chichin,
Elle
était devenue l'ombre d'elle -même
Ce n'est qu'un Au revoir Mme, bon voyage vers Fred,
Nous continuerons à faire vivre votre musique et
votre talent.
Il y avait dans sa voix quelque chose qui ne s'apprend pas : une déchirure joyeuse, un cri qui savait rire de lui-même. Catherine Ringer n'a jamais chanté sagement. Elle habitait chaque note comme on habite une vie entière, sans retenue, sans calcul, avec cette générosité un peu folle des artistes qui donnent tout, tout de suite, sans compter.
Avec Fred
Chichin, elle avait inventé un langage à eux seuls compréhensible, fait de
ruptures, de tendresse et d'électricité. Depuis qu'il l'a quittée, en 2007,
elle avait continué, seule sur scène, à lui garder une place, comme on laisse
une chaise vide à la table des vivants pour celui qui manque. Ce soir, la
chaise se remplit enfin autrement : c'est elle qui part le rejoindre, dans ce
grand ailleurs où, on peut l'imaginer, la musique n'a jamais cessé.
Elle
laisse derrière elle des chansons devenues des repères dans le temps de
plusieurs générations, une œuvre indocile, et cette leçon simple qu'elle n'a
cessé d'incarner : vivre fort, chanter vrai, ne jamais s'excuser d'exister
pleinement.
Adieu,
Madame. Le rideau tombe, mais la chanson, elle, continue...



