vendredi 18 septembre 2026

SI J’AVAIS SU

 





 

Et si Nous Arrêtions de Remettre l’Essentiel à Demain ?

 

" Il y a des mots que l’on remet à Demain,

Jusqu’au jour où demain ne nous appartient Plus. "

 

SI J’AVAIS SU…


Et si nous arrêtions de remettre l’essentiel à demain ?

 

Il y a des phrases qui ressemblent à de simples mots.

 

Et puis il y a celles qui restent quelque part, 

Longtemps après que le silence s’est installé.

 

" Si j’avais su… "

 

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te verrais t’endormir,

 Je serais peut-être resté quelques minutes de plus à te regarder respirer.

 

Je t’aurais embrassé un peu plus fort.

 

Je t’aurais murmuré quelques mots, même si tu dormais.

 

Peut-être même que je t’aurais simplement regardé, 

En essayant de graver cet instant quelque part en moi.

 

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te verrais 

Franchir cette porte, je t’aurais serré contre moi au lieu de penser :

 

" À ce soir… "

 

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que

 J’entendrais ta voix, j’aurais davantage écouté.

 

Je n’aurais pas regardé l’heure.

 

Je n’aurais pas pensé à ce que j’avais encore à faire.

 

J’aurais simplement profité de ta présence.

 

Si j’avais su que ce serait la dernière fois, 

J’aurais peut-être dit ces quelques mots 

Que nous avons parfois tant de mal à prononcer :

 

Je t’aime.

 

Pas parce que l’autre ne le sait pas.

 

Mais parce qu'il est bon de l'entendre.

 

Parce qu'un " je t'aime " ne coûte rien 

Et peut pourtant valoir un monde.

 

Et si tu avais été un ami, j’aurais 

Peut-être pris le temps de te dire :

 

Merci d’avoir été là.

 

Si tu avais été un compagnon à quatre pattes,

 Je serais resté encore un peu près de toi.

 

Une caresse derrière l’oreille.

 

Une main posée sur ton vieux museau.

 

Un regard.

 

Ces petits riens qui deviennent parfois les plus grands souvenirs.

 

Nous vivons pourtant comme si le temps nous appartenait.

 

Nous remettons à demain un appel.

 

Une visite.

 

Un pardon.

 

Un " je pense à toi ".

 

Une caresse.

 

Un café partagé.

 

Un repas avec quelqu’un que l’on aime.

 

Nous nous disons :

 

" J’aurai le temps. "

 

Mais le temps ne signe jamais de contrat avec nous.

 

Il avance.

 

Silencieusement.

 

Sans nous prévenir.

 

Et parfois, un matin, nous réalisons que le dernier


 " à demain " 


Etait en réalité un adieu 

Que nous ne savions pas reconnaître.

 

C’est peut-être cela, la grande illusion de nos vies :

 

Nous savons que tout peut finir,

Mais nous vivons comme si rien ne devait jamais finir.

 

" Alors Non… "

 

Ce texte n’est pas là pour nous faire peur.

 

La vie est déjà suffisamment lourde comme cela.

 

Il est simplement là pour nous rappeler quelque chose d’essentiel :

 

N’attendons pas toujours le dernier jour pour aimer correctement.

 

N’attendons pas une maladie.

 

Une dispute.

 

Une séparation.

 

Un départ.

 

Une disparition.

 

Pour comprendre la valeur d’une présence.

 

Il n’est pas nécessaire de faire de grandes déclarations.

 

Parfois, l’amour tient dans des choses minuscules.

 

Un café préparé le matin.

 

Une couverture remontée sur quelqu’un qui s’est endormi.

 

Un message :

 

« Tu vas bien ? »

 

Une main sur une épaule.

 

Une promenade un peu plus longue.

 

Un chien qui pose sa tête sur vos genoux.

 

Un chat qui vient se blottir contre vous.

 

Un ami qui passe simplement boire un café.

 

Et parfois même…

 

ne rien dire.

 

Rester là.

 

Parce que certaines présences n’ont besoin d’aucun discours.

 

Nous sommes nombreux à attendre le bon moment.

 

Le bon moment pour aimer.

 

Pour pardonner.

 

Pour remercier.

 

Pour dire que l’on est désolé.

 

Pour reprendre contact.

 

Pour serrer quelqu’un dans nos bras.

 

Mais le bon moment n’est peut-être pas demain.

 

Il est souvent caché dans cette journée ordinaire

 Que nous sommes justement en train de vivre.

 

Aujourd’hui.

 

Cette heure.

 

Cette minute.

 

Ce petit instant que nous sommes tellement

 Occupés à traverser que nous oublions parfois de le vivre.

 

Alors si quelqu’un vous manque…

 

Appelez-le.

 

Si vous aimez quelqu’un…

 

Dites-le-lui.

 

Si vous avez blessé quelqu’un…

 

Demandez pardon.

 

Si quelqu’un vous a aidé…

 

dites merci.

 

Si votre compagnon dort près de vous…

 

Caressez-le.

 

Si votre vieux chien vous regarde avec ses yeux fatigués…

 

regardez-le aussi.

 

Longuement.

 

Il ne vous demande probablement rien d’autre.

 

Parce qu’au fond, nous ne savons jamais

 Vraiment quand aura lieu la dernière fois.

 

La dernière promenade.

 

Le dernier café.

 

La dernière conversation.

 

Le dernier rire.

 

Le dernier « prends soin de toi ».

 

Le dernier baiser.

 

La dernière caresse.

 

Nous ne le savons pas.

 

Et c’est peut-être justement pour cela que

 Chaque instant mérite un peu plus d’attention.

 

Alors ne vivons pas dans la peur du lendemain.

 

Vivons simplement avec davantage de conscience.

 

Avec un peu plus de tendresse.

 

Un peu moins d’orgueil.

 

Un peu moins de « on verra demain ».

 

Et beaucoup plus de :

 

" Puisque tu es là aujourd’hui, profitons de nous. "

 

SI J’AVAIS SU…

 

Cette phrase, je ne veux pas avoir à la prononcer trop souvent.

 

Alors aujourd’hui, pendant qu’il est encore temps…

 

Je vais essayer.

 

Essayer de dire.

 

D’écouter.

 

De pardonner.

 

D’aimer.

 

De remercier.

 

De regarder vraiment ceux qui comptent.

 

Parce que demain est peut-être une promesse…

 

Mais aujourd’hui est un cadeau.

 

Et peut-être que le véritable bonheur 

Ne consiste pas à vivre éternellement.

 

Peut-être consiste-t-il simplement à ne pas laisser

 Passer l’essentiel lorsque nous l’avons encore devant nous.

 

Alors, si vous pensez le faire demain…

 

pourquoi pas aujourd’hui ?

 

Un sourire.

 

Une caresse.

 

Un appel.

 

Un pardon.

 

Un " merci ".

 

Un " je t’aime ".

 

Ou simplement…

 

Un peu de temps donné à quelqu’un qui compte.

 

Car si demain devait ne jamais venir,

 

Il nous resterait au moins là

Douceur de savoir que, aujourd’hui,

Nous avons aimé sans attendre.

 

 

Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Septembre 2026