Et si Nous Arrêtions de Remettre l’Essentiel à Demain ?
" Il y a
des mots que l’on remet à Demain,
Jusqu’au
jour où demain ne nous appartient Plus. "
SI
J’AVAIS SU…
Et si
nous arrêtions de remettre l’essentiel à demain ?
Il y a
des phrases qui ressemblent à de simples mots.
Et puis il y a celles qui restent quelque part,
Longtemps après que le silence s’est
installé.
" Si
j’avais su… "
Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te verrais t’endormir,
Je
serais peut-être resté quelques minutes de plus à te regarder respirer.
Je
t’aurais embrassé un peu plus fort.
Je
t’aurais murmuré quelques mots, même si tu dormais.
Peut-être même que je t’aurais simplement regardé,
En essayant de graver cet instant
quelque part en moi.
Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te verrais
Franchir cette
porte, je t’aurais serré contre moi au lieu de penser :
" À ce
soir… "
Si j’avais su que ce serait la dernière fois que
J’entendrais ta voix, j’aurais
davantage écouté.
Je
n’aurais pas regardé l’heure.
Je
n’aurais pas pensé à ce que j’avais encore à faire.
J’aurais
simplement profité de ta présence.
Si j’avais su que ce serait la dernière fois,
J’aurais peut-être dit ces quelques mots
Que nous avons parfois tant de mal à prononcer :
Je
t’aime.
Pas parce
que l’autre ne le sait pas.
Mais
parce qu'il est bon de l'entendre.
Parce qu'un " je t'aime " ne coûte rien
Et peut pourtant valoir un monde.
Et si tu avais été un ami, j’aurais
Peut-être pris le temps de te dire :
Merci
d’avoir été là.
Si tu avais été un compagnon à quatre pattes,
Je serais resté encore un peu près de
toi.
Une
caresse derrière l’oreille.
Une main
posée sur ton vieux museau.
Un
regard.
Ces
petits riens qui deviennent parfois les plus grands souvenirs.
Nous
vivons pourtant comme si le temps nous appartenait.
Nous
remettons à demain un appel.
Une
visite.
Un
pardon.
Un " je
pense à toi ".
Une
caresse.
Un café
partagé.
Un repas
avec quelqu’un que l’on aime.
Nous nous
disons :
" J’aurai
le temps. "
Mais le
temps ne signe jamais de contrat avec nous.
Il
avance.
Silencieusement.
Sans nous
prévenir.
Et parfois, un matin, nous réalisons que le dernier
" à demain "
Etait en réalité un adieu
Que nous ne savions pas reconnaître.
C’est
peut-être cela, la grande illusion de nos vies :
Nous savons que tout peut finir,
Mais nous vivons comme si rien ne devait jamais
finir.
" Alors Non… "
Ce texte
n’est pas là pour nous faire peur.
La vie
est déjà suffisamment lourde comme cela.
Il est
simplement là pour nous rappeler quelque chose d’essentiel :
N’attendons
pas toujours le dernier jour pour aimer correctement.
N’attendons
pas une maladie.
Une
dispute.
Une
séparation.
Un
départ.
Une
disparition.
Pour
comprendre la valeur d’une présence.
Il n’est
pas nécessaire de faire de grandes déclarations.
Parfois,
l’amour tient dans des choses minuscules.
Un café
préparé le matin.
Une
couverture remontée sur quelqu’un qui s’est endormi.
Un
message :
« Tu vas
bien ? »
Une main
sur une épaule.
Une
promenade un peu plus longue.
Un chien
qui pose sa tête sur vos genoux.
Un chat
qui vient se blottir contre vous.
Un ami
qui passe simplement boire un café.
Et
parfois même…
ne rien
dire.
Rester
là.
Parce que
certaines présences n’ont besoin d’aucun discours.
Nous
sommes nombreux à attendre le bon moment.
Le bon
moment pour aimer.
Pour
pardonner.
Pour
remercier.
Pour dire
que l’on est désolé.
Pour
reprendre contact.
Pour
serrer quelqu’un dans nos bras.
Mais le
bon moment n’est peut-être pas demain.
Il est
souvent caché dans cette journée ordinaire
Que nous sommes justement en train de vivre.
Aujourd’hui.
Cette
heure.
Cette
minute.
Ce petit
instant que nous sommes tellement
Occupés à traverser que nous oublions parfois
de le vivre.
Alors si
quelqu’un vous manque…
Appelez-le.
Si vous
aimez quelqu’un…
Dites-le-lui.
Si vous
avez blessé quelqu’un…
Demandez
pardon.
Si
quelqu’un vous a aidé…
dites
merci.
Si votre
compagnon dort près de vous…
Caressez-le.
Si votre
vieux chien vous regarde avec ses yeux fatigués…
regardez-le
aussi.
Longuement.
Il ne
vous demande probablement rien d’autre.
Parce qu’au fond, nous ne savons jamais
Vraiment quand aura lieu la dernière fois.
La
dernière promenade.
Le
dernier café.
La
dernière conversation.
Le
dernier rire.
Le
dernier « prends soin de toi ».
Le
dernier baiser.
La
dernière caresse.
Nous ne
le savons pas.
Et c’est peut-être justement pour cela que
Chaque instant mérite un peu plus
d’attention.
Alors ne
vivons pas dans la peur du lendemain.
Vivons
simplement avec davantage de conscience.
Avec un
peu plus de tendresse.
Un peu
moins d’orgueil.
Un peu
moins de « on verra demain ».
Et
beaucoup plus de :
" Puisque
tu es là aujourd’hui, profitons de nous. "
SI
J’AVAIS SU…
Cette
phrase, je ne veux pas avoir à la prononcer trop souvent.
Alors
aujourd’hui, pendant qu’il est encore temps…
Je vais
essayer.
Essayer
de dire.
D’écouter.
De
pardonner.
D’aimer.
De
remercier.
De
regarder vraiment ceux qui comptent.
Parce que
demain est peut-être une promesse…
Mais
aujourd’hui est un cadeau.
Et peut-être que le véritable bonheur
Ne consiste pas à vivre éternellement.
Peut-être
consiste-t-il simplement à ne pas laisser
Passer l’essentiel lorsque nous l’avons encore
devant nous.
Alors, si
vous pensez le faire demain…
pourquoi
pas aujourd’hui ?
Un
sourire.
Une
caresse.
Un appel.
Un
pardon.
Un " merci ".
Un " je
t’aime ".
Ou
simplement…
Un peu de
temps donné à quelqu’un qui compte.
Car si
demain devait ne jamais venir,
Il nous
resterait au moins là
Douceur
de savoir que, aujourd’hui,
Nous
avons aimé sans attendre.
Une
simple réflexion partagée
Signé
Ours du Forez
©
copyright Ours du Forez
Septembre 2026
