Un 17
septembre, Entre Magie et Mélancolie
Les
souvenirs ont parfois une date
" Il y a
des rencontres qui ne durent pas toute une vie,
Mais qui
changent pourtant le cours d’une vie. "
Il y a
tout juste onze ans, aujourd’hui.
C’était
un samedi.
Un 17
septembre.
Une date
comme une autre pour beaucoup de gens…
mais pas
pour moi.
Parce que
ce jour-là, quelque chose s’était rallumé.
Une petite étincelle que je croyais depuis
Longtemps définitivement éteinte.
Après des
heures de téléphone, des conversations interminables sur Skype, des nuits à
refaire le monde, à parler de tout et surtout de rien, de nos rêves, de nos
blessures, de nos secrets parfois inavouables… nous allions enfin nous
rencontrer.
Et puis
elle est arrivée.
Elle avait traversé une bonne partie
Du pays pour venir jusqu'en Auvergne.
Un peu
déjantée, pleine de vie, de projets, de folie aussi…
Et tellement jolie que, lors de notre premier regard,
J'en avais presque oublié de Respirer.
Je me
souviens encore de ce regard.
Ce drôle de regard complice de deux personnes qui
Avaient pourtant encore tant de choses
A découvrir l'une de l'autre.
Et puis
il y eut notre premier vrai baiser.
Un baiser un peu volé au milieu des amis, des rires
Et d'une histoire assez rocambolesque puisque,
Bien évidemment, ce jour-là, Monsieur 4x4
Un Anglais capricieux Mr Land Rover
Avait décidé de tomber en
panne !
Alors il a fallu compter sur les amis pour
Aller la chercher à la gare de Clermont.
Avec le
recul, cela me fait sourire.
Même les voitures semblaient
Vouloir participer à notre histoire…
Cette première semaine reste quelque part
Dans un petit coin de ma mémoire.
Une
semaine pleine de vie.
De
découvertes.
De
projets.
De
complicité.
Et de ces conversations où l'on a parfois l'impression d'avoir
Rencontré quelqu'un que
l'on connaissait déjà depuis longtemps.
Je crois même que je savais presque immédiatement
Que cette rencontre n'était pas comme
les autres.
Cinq minutes de dialogue avaient parfois
Suffi pour découvrir tant de ressemblances.
Nous avions des rêves en commun, des envies,
Des blessures, des façons de regarder
le monde…
Et surtout cette étrange capacité à parler
Pendant des heures sans voir le temps
passer.
Nous
voulions refaire le monde.
Peut-être
étions-nous un peu naïfs.
Peut-être
étions-nous simplement heureux d'y croire.
À cette époque-là, je pensais encore qu'une étincelle
Pouvait devenir un feu et que deux personnes pouvaient,
A force d'envie et de tendresse, construire
Quelque
chose qui résisterait au temps.
La vie,
elle, avait d'autres projets.
Aujourd'hui,
onze ans ont passé.
Et
l'étincelle, oui, s'est éteinte.
Ou
peut-être pas complètement.
Parce que
certaines flammes ne brûlent plus…
Mais continuent malgré tout à laisser
Une petite chaleur dans nos souvenirs.
Je ne
ressens ni colère, ni besoin de refaire l'histoire.
Seulement
une certaine mélancolie.
Celle des
choses qui auraient peut-être pu être différentes.
Celle des chemins qui se séparent alors qu'on
Pensait marcher longtemps côte à côte.
Et puis
surtout, avec les années, il reste autre chose.
La
gratitude.
Oui, la
gratitude.
Parce qu'on peut avoir perdu une histoire sans
Avoir perdu tout ce qu'elle nous a
apporté.
Je n'oublierai jamais ces heures de bonheur,
Ces conversations jusqu'à pas d'heure,
Ces projets un peu fous, ces éclats de rire,
Cette sensation rare d'être compris
Sans avoir besoin de tout expliquer.
Et
peut-être que c'est cela aussi, grandir.
Comprendre que certaines personnes sont parfois de
Passage dans notre vie sans que leur
passage soit inutile.
Elles
viennent.
Elles
réveillent quelque chose.
Elles
nous apprennent à nouveau à espérer.
Puis
elles repartent.
Mais
elles laissent derrière elles une petite lumière.
Alors
oui…
Aujourd'hui
est un triste anniversaire.
Pas parce
que je voudrais revenir en arrière.
Le passé
appartient au passé.
Mais parce que certaines dates restent gravées
Quelque part en nous, même lorsque les
Années ont effacé presque tout le reste.
Le 17
septembre est l'une de ces dates pour moi.
Et finalement, peut-être que je ne regrette
Pas tant d'avoir cru au bonheur.
Même si
croire rend vulnérable.
Même si
croire peut parfois faire mal.
Parce qu'il vaut peut-être mieux avoir connu
Une fois cette sensation d'avoir le cœur vivant,
Plutôt que de passer toute une existence à se
Protéger de peur qu'il
puisse être à nouveau blessé.
Alors aujourd'hui, je pense simplement
A cette Femme
Un peu folle Solaire, si Sexy
Cette Femme Fatale et à la fois
Petite fille Apeurée
Qui, un jour, traversa la moitié
Du pays pour venir jusqu'en Auvergne.
Je lui
souhaite sincèrement d'avoir trouvé son chemin.
Et je lui
dis, quelque part, simplement :
Merci.
Merci
pour cette semaine.
Merci
pour cette étincelle.
Merci
pour les souvenirs.
Merci
d'avoir, pendant un temps, rallumé
Quelque chose en moi que je croyais perdu.
La vie
continue.
Elle nous
abîme parfois.
Elle nous
surprend aussi.
Et malgré les années de folie, les déceptions,
Les Frustrations, les départs et les cicatrices…
Je veux encore croire qu'il reste
Quelques belles choses devant nous.
Parce qu'au fond, survivre, ce n'est
Pas seulement tenir debout.
C'est aussi réussir, un jour,
A regarder derrière soi sans haine…
Et devant
soi sans trop avoir peur.
Alors
profitez de la vie, les amis.
Aimez
quand vous le pouvez.
Dites les
choses tant qu'il est temps.
Embrassez
ceux qui comptent.
Faites
quelques folies.
Et
surtout, ne remettez pas toujours le bonheur à demain.
Car
demain n'est jamais une promesse.
Aujourd'hui,
lui, est encore là.
Et quelque part dans les montagnes du Forez,
Un ours un peu mélancolique se
Souvient simplement d'un 17 septembre…
et sourit
malgré tout.
" Certains souvenirs font mal.
D'autres
nous rappellent simplement que
Nous
avons, un jour, été profondément vivants.
Certaines étincelles ne s'éteignent jamais vraiment
17
septembre Onze Année déjà… "
Ours du Forez 63
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Septembre 2026


