jeudi 17 septembre 2026

Un 17 septembre, Entre Magie et Mélancolie, Certaines Etincelles ne s'éteignent Jamais Vraiment

 



Un 17 septembre, Entre Magie et Mélancolie

Les souvenirs ont parfois une date




" Il y a des rencontres qui ne durent pas toute une vie,

Mais qui changent pourtant le cours d’une vie. "

 

Il y a tout juste onze ans, aujourd’hui.

 

C’était un samedi.

Un 17 septembre.

 

Une date comme une autre pour beaucoup de gens…

mais pas pour moi.

 

Parce que ce jour-là, quelque chose s’était rallumé.

 

Une petite étincelle que je croyais depuis

 Longtemps définitivement éteinte.

 

Après des heures de téléphone, des conversations interminables sur Skype, des nuits à refaire le monde, à parler de tout et surtout de rien, de nos rêves, de nos blessures, de nos secrets parfois inavouables… nous allions enfin nous rencontrer.

 

Et puis elle est arrivée.

 

Elle avait traversé une bonne partie 

Du pays pour venir jusqu'en Auvergne.

Un peu déjantée, pleine de vie, de projets, de folie aussi…

 

Et tellement jolie que, lors de notre premier regard, 

J'en avais presque oublié de Respirer.


 

Je me souviens encore de ce regard.

 

Ce drôle de regard complice de deux personnes qui 

Avaient pourtant encore tant de choses

 A découvrir l'une de l'autre.

 

Et puis il y eut notre premier vrai baiser.

 

Un baiser un peu volé au milieu des amis, des rires 

Et d'une histoire assez rocambolesque puisque, 

Bien évidemment, ce jour-là, Monsieur 4x4

Un Anglais capricieux Mr Land Rover 

Avait décidé de tomber en panne !

 

Alors il a fallu compter sur les amis pour 

Aller la chercher à la gare de Clermont.

 

Avec le recul, cela me fait sourire.

 

Même les voitures semblaient 

Vouloir participer à notre histoire…

 

Cette première semaine reste quelque part

 Dans un petit coin de ma mémoire.

 

Une semaine pleine de vie.

 

De découvertes.

 

De projets.

 

De complicité.

 

Et de ces conversations où l'on a parfois l'impression d'avoir

 Rencontré quelqu'un que l'on connaissait déjà depuis longtemps.

 

Je crois même que je savais presque immédiatement

 Que cette rencontre n'était pas comme les autres.

 

Cinq minutes de dialogue avaient parfois 

Suffi pour découvrir tant de ressemblances.

 

Nous avions des rêves en commun, des envies, 

Des blessures, des façons de regarder le monde…

 

Et surtout cette étrange capacité à parler 

Pendant des heures sans voir le temps passer.

 

Nous voulions refaire le monde.

 

Peut-être étions-nous un peu naïfs.

 

Peut-être étions-nous simplement heureux d'y croire.

 

À cette époque-là, je pensais encore qu'une étincelle

 Pouvait devenir un feu et que deux personnes pouvaient, 

A force d'envie et de tendresse, construire

 Quelque chose qui résisterait au temps.

 

La vie, elle, avait d'autres projets.

 

Aujourd'hui, onze ans ont passé.

 

Et l'étincelle, oui, s'est éteinte.

 

Ou peut-être pas complètement.

 

Parce que certaines flammes ne brûlent plus…

Mais continuent malgré tout à laisser

 Une petite chaleur dans nos souvenirs.

 

Je ne ressens ni colère, ni besoin de refaire l'histoire.

 

Seulement une certaine mélancolie.

 

Celle des choses qui auraient peut-être pu être différentes.

 

Celle des chemins qui se séparent alors qu'on

 Pensait marcher longtemps côte à côte.

 

Et puis surtout, avec les années, il reste autre chose.

 

La gratitude.

 

Oui, la gratitude.

 

Parce qu'on peut avoir perdu une histoire sans

 Avoir perdu tout ce qu'elle nous a apporté.

 

Je n'oublierai jamais ces heures de bonheur, 

Ces conversations jusqu'à pas d'heure, 

Ces projets un peu fous, ces éclats de rire, 

Cette sensation rare d'être compris

 Sans avoir besoin de tout expliquer.

 

Et peut-être que c'est cela aussi, grandir.

 

Comprendre que certaines personnes sont parfois de

 Passage dans notre vie sans que leur passage soit inutile.

 

Elles viennent.

 

Elles réveillent quelque chose.

 

Elles nous apprennent à nouveau à espérer.

 

Puis elles repartent.

 

Mais elles laissent derrière elles une petite lumière.

 

Alors oui…

 

Aujourd'hui est un triste anniversaire.

 

Pas parce que je voudrais revenir en arrière.

 

Le passé appartient au passé.

 

Mais parce que certaines dates restent gravées 

Quelque part en nous, même lorsque les 

Années ont effacé presque tout le reste.

 

Le 17 septembre est l'une de ces dates pour moi.

 

Et finalement, peut-être que je ne regrette

 Pas tant d'avoir cru au bonheur.

 

Même si croire rend vulnérable.

 

Même si croire peut parfois faire mal.

 

Parce qu'il vaut peut-être mieux avoir connu 

Une fois cette sensation d'avoir le cœur vivant,

 Plutôt que de passer toute une existence à se

Protéger de peur qu'il puisse être à nouveau blessé.

 

Alors aujourd'hui, je pense simplement

 A cette Femme

 Un peu folle Solaire, si Sexy 

Cette Femme Fatale et à la fois

Petite fille Apeurée 

 Qui, un jour, traversa la moitié

 Du pays pour venir jusqu'en Auvergne.

 

Je lui souhaite sincèrement d'avoir trouvé son chemin.

 

Et je lui dis, quelque part, simplement :

 

Merci.

 

Merci pour cette semaine.

 

Merci pour cette étincelle.

 

Merci pour les souvenirs.

 

Merci d'avoir, pendant un temps, rallumé

 Quelque chose en moi que je croyais perdu.

 

La vie continue.

 

Elle nous abîme parfois.

 

Elle nous surprend aussi.

 

Et malgré les années de folie, les déceptions,

 Les Frustrations, les départs et les cicatrices…

 

Je veux encore croire qu'il reste 

Quelques belles choses devant nous.

 

Parce qu'au fond, survivre, ce n'est

 Pas seulement tenir debout.

 

C'est aussi réussir, un jour, 

A regarder derrière soi sans haine…

 

Et devant soi sans trop avoir peur.

 

Alors profitez de la vie, les amis.

 

Aimez quand vous le pouvez.

 

Dites les choses tant qu'il est temps.

 

Embrassez ceux qui comptent.

 

Faites quelques folies.

 

Et surtout, ne remettez pas toujours le bonheur à demain.

 

Car demain n'est jamais une promesse.

 

Aujourd'hui, lui, est encore là.

 

Et quelque part dans les montagnes du Forez, 

Un ours un peu mélancolique se 

Souvient simplement d'un 17 septembre…

 

et sourit malgré tout.

 

" Certains souvenirs font mal.

D'autres nous rappellent simplement que

Nous avons, un jour, été profondément vivants. 

 Certaines étincelles ne s'éteignent jamais vraiment 

17 septembre  Onze Année déjà… "

 

 Ours du Forez 63

 

Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

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Septembre 2026