Restez un
peu avec moi. C'est inconfortable, j'en suis conscient, mais nous n'allons pas
dormir, n'est-ce pas ? Je ne sais rien de votre peau, de votre odeur.
Laissez-moi vous explorer, vous effeuiller jusqu'à l'insupportable, jusqu'à ne
plus accepter d'être des mots écrits sur des coins de nappes en papier, des
pensées notées sur un carnet. Vous méritez mieux que cela. Vous êtes une étoile
lointaine, pas trop j'espère et je ne suis qu'un amant de papier. Ne me brûlez
pas... Je m'endors doucement comme un goujat, une faiblesse, pardonnez-moi !
Bernard
Giraudeau
Cher Amour
