Lâcher Prise… Quand on Cesse Enfin de Serrer les Poings
" Le
lâcher-prise, ce n’est pas renoncer à la vie.
C’est
renoncer à vouloir tout
Contrôler pour enfin pouvoir la vivre. "
Il arrive
un moment dans la vie où l’on comprend
Que l’on s’est parfois épuisé pour des
Combats qui n’en valaient plus la peine.
Vouloir
avoir raison.
Vouloir
être compris.
Vouloir
être reconnu.
Vouloir
que les autres voient nos blessures, nos intentions
Nos efforts, tout ce que
nous avons fait avec sincérité.
Et puis
un jour, presque sans bruit, quelque chose change en nous.
On ne
cherche plus à convaincre.
On ne
cherche plus à expliquer encore et encore
Ce que l’on ressent à ceux qui ne
veulent pas l’entendre.
On ne
cherche plus à obtenir des excuses de ceux qui nous ont blessés.
On ne
demande plus à certaines personnes
De devenir celles qu’elles ne seront jamais.
C’est
peut-être cela, finalement, le véritable lâcher-prise.
Avoir
suffisamment confiance en ce que nous sommes
Pour ne plus ressentir le besoin
d’avoir raison à tout prix.
Comprendre
que notre valeur ne dépend pas du regard des autres.
Accepter
que certaines personnes nous comprennent…
Et que d’autres ne nous comprendront
jamais.
Et
surtout, apprendre à ne plus s’épuiser à
Vouloir être cru par ceux qui ont
Déjà
décidé de ne pas nous croire.
Le
lâcher-prise, ce n’est pas dire :
« Je m’en
fiche. »
C’est
plutôt murmurer :
" Cela
m’a fait mal… mais je ne veux
Plus que cette douleur dirige ma vie. "
C’est
regarder certaines blessures avec tendresse et leur dire :
" Je sais
que tu as existé.
Je sais
ce que tu m’as coûté.
Mais tu
n’auras pas le dernier mot. "
Parce
qu’il y a des choses que nous ne réparerons jamais.
Des
paroles que nous ne pourrons pas reprendre.
Des
portes qui resteront fermées.
Des
personnes qui partiront sans jamais comprendre
Ce qu’elles ont représenté pour
nous.
Des
histoires qui ne connaîtront pas la fin que nous avions imaginée.
Et
peut-être faut-il simplement accepter que certaines pages
De notre existence
soient écrites avec de l’encre indélébile.
On ne
peut pas les effacer.
Mais on
peut tourner la page.
" Le
lâcher-prise, c’est aussi arrêter d’exiger des résultats."
De
nous-mêmes
Des
autres.
De la
vie.
Nous
avons tellement appris à mesurer
Notre existence à ce que nous obtenons.
Réussir.
Prouver.
Posséder.
Être
aimé.
Être
reconnu.
Atteindre
un objectif.
Ne pas
échouer.
Et si,
parfois, nous pouvions simplement être ?
Sans
performance.
Sans
justification.
Sans
cette éternelle obligation de devenir quelqu’un
D’autre pour mériter notre
propre paix.
Il y a
une grande douceur dans le fait de pouvoir enfin se dire :
" Je fais
ce que je peux.
Et
aujourd’hui, cela suffit. "
Ne rien
attendre ne signifie pas ne plus espérer.
C’est là
toute la différence.
L’attente
serre le cœur.
L’espérance
lui laisse de l’espace.
Attendre
quelque chose de quelqu’un,
C’est parfois lui remettre les clés de notre
tranquillité.
Espérer,
au contraire, c’est laisser une
Petite fenêtre ouverte sur demain,
Sans exiger
que demain ressemble
Exactement à ce que nous avions imaginé.
Alors on
avance.
Plus
doucement peut-être.
Avec
quelques cicatrices.
Avec des
souvenirs qui reviennent certains soirs.
Avec
cette nostalgie étrange qui accompagne
Les années et nous rappelle
Tout ce que
nous avons perdu…
Mais aussi tout ce que nous avons eu la chance de vivre.
On
apprend à laisser partir.
Pas parce
que cela ne comptait plus.
Mais
justement parce que cela a compté.
Il faut
parfois avoir beaucoup vécu pour comprendre
Que toutes les batailles ne
méritent pas d'être livrées.
Il y a
des discussions que l’on peut laisser mourir.
Des
injustices que l’on ne pourra pas réparer.
Des gens
que l’on peut aimer de loin.
Des
souvenirs que l’on peut garder sans vouloir retourner dans le passé.
Et des
rêves que l’on peut modifier sans pour autant les trahir.
La vie
n’est pas toujours celle que nous avions dessinée.
Elle
ressemble parfois davantage à un vieux chemin de campagne :
Quelques virages
inattendus, des passages difficiles,
Des saisons magnifiques, d’autres beaucoup
plus rudes…
Et pourtant, au bout du chemin,
Il reste toujours quelque chose à
regarder.
Un arbre.
Une
lumière.
Un
morceau de ciel.
Le
silence d’un matin.
Une
chanson ancienne qui nous ramène
Quelques décennies en arrière.
Un café
chaud devant la fenêtre.
Le rire
d’un proche.
La
présence fidèle d’un animal.
Une odeur
de forêt après la pluie.
Et
soudain, on réalise que le bonheur n’a
Peut-être jamais demandé grand-chose.
Seulement
que nous soyons suffisamment
Présents pour le remarquer.
Alors,
cette semaine, peut-être pourrions-nous
Essayer de desserrer un peu les poings.
Laisser
partir ce qui doit partir.
Ne plus
courir après ceux qui choisissent de s’éloigner.
Ne plus
supplier pour être aimé.
Ne plus
expliquer mille fois ce que notre cœur sait déjà.
Ne plus
chercher à contrôler demain.
Et
surtout…
ne plus
nous faire la guerre à nous-mêmes.
Parce que
nous avons déjà suffisamment combattu.
Nous
avons survécu à des choses
Que personne ne soupçonne.
Nous
avons traversé des hivers dont
Nous pensions parfois ne jamais sortir.
Et
pourtant nous sommes encore là.
Peut-être
un peu cabossés.
Peut-être
plus fatigués.
Peut-être
moins naïfs.
Mais
encore capables d'aimer, de rire,
De rêver, d'écouter une chanson qui
Nous
bouleverse et de regarder
Un coucher de soleil comme si nous
Le découvrions
pour la première fois.
Alors
oui…
Lâchons
prise.
Pas sur
nos rêves.
Pas sur
ceux que nous aimons.
Pas sur
la vie.
Mais sur
cette vieille habitude de
Vouloir que tout soit autrement.
Acceptons
ce qui est.
Laissons
partir ce qui n'est plus.
Accueillons
ce qui vient.
Et
gardons, quelque part au fond de nous,
Cette petite lumière qui refuse
obstinément de s'éteindre.
Car
peut-être que le lâcher-prise n'est pas la fin du combat.
C'est le
moment où l'on comprend enfin que l'on
N'a plus besoin de combattre pour
mériter la paix.
Et
peut-être qu'au bout du compte,
La vraie liberté ressemble simplement à cela :
Ouvrir
les mains…
Respirer…
Regarder
devant soi…
Et
continuer le chemin.
Ours du
Forez 63
" Certaines choses ne demandent pas à être réparées.
Elles
demandent simplement à être déposées
Quelque part, puis laissées derrière soi. "
Une
simple réflexion partagée
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Aout 2026